Édito du Président

Mis à jour le 10/10/2018
Rachid BOUDJEMA, Président de l'UNT

Chers adhérents,

Depuis quelques mois, nous sommes en discussion avec l’Union nationale des Caisses d’assurance maladie (UNCAM) afin d’encadrer les prochaines négociations des conventions départementales relatives au transport assis professionnalisé (TAP).

Les débats sont souvent riches, les échanges parfois tendus mais les négociations se poursuivent et je m’emploie à faire entendre la voix de nos adhérents et à écarter les tentatives d’incursion des autres transporteurs qui ne manquent pas, avec l’aide d’une certaine presse, de caricaturer les dépenses liées aux transports de malades effectués par les taxis. Ce, alors que personne ne pourrait remettre en question notre qualité de service et la mission qui est la nôtre, notamment celle de permettre à nos concitoyens isolés et malades d’accéder aux soins de manière égalitaire et dans les mêmes conditions sur tout le territoire.

Les points cruciaux concernent essentiellement les modalités de l’évolution des remises consenties par nos entreprises et la revalorisation de nos tarifs fixés annuellement par les préfets.

Je reste confiant quant à l’aboutissement et à la signature d’un protocole avec la CNAMTS qui faciliterait la négociation des prochaines conventions dans les départements, prévues avant la fin du premier trimestre 2019. Ces conventions permettront à grand nombre de nos concitoyens de continuer à bénéficier d’un accès aux soins dans les conditions les plus favorables grâce aux taxis très présents sur tout le territoire.

Une prochaine rencontre est prévue le mardi 16 octobre 2018.

Autre sujet d’actualité, l’augmentation du nombre de taxis clandestins à Paris et dans plusieurs régions de notre pays, et notamment dans les gares et aérogares.

Nombreux sont les touristes qui, pour rejoindre la capitale et les grandes agglomérations, se retrouvent piégés par ce phénomène de taxis clandestins, accentué depuis l’avènement des VTC et les discours volontairement flous et complaisants de certains ministres à l’égard de ces transporteurs.

Alors que la profession s’est vue contrainte d’accepter l’instauration d’une forfaitisation des courses "censée protéger et rassurer les consommateurs" depuis et vers les aéroports de la capitale, les clandestins ne s’embarrassent pas de formalités. Pour exemple, cet été, des touristes ont payé leur course au prix fort.

Alors que les forfaits de taxi n’ont pas fait l’objet de revalorisation depuis leurs entrées en vigueur, les chauffeurs clandestins facturent plus de quatre fois le prix d’une course en taxi. C’est à peu près le tarif qui est appliqué régulièrement par ces transporteurs en tout genre qui accostent les voyageurs depuis les gares et les aérogares.

La capitale n’est toutefois pas la seule ville concernée. Début septembre, le tribunal correctionnel de Toulouse a condamné trois hommes pour l’exercice illégal de l’activité de VTC. L’un d’entre eux a écopé de quatre mois de prison ferme. Les taxis de l’aéroport de Marseille Provence, excédés par ce phénomène, ont organisé vendredi 5 octobre un mouvement contre la présence de ces clandestins "de plus en plus agressifs envers nos collègues", rapporte le président, Henri Steuermann. Pour tenter d’endiguer ce phénomène très préjudiciable, les taxis de l’aéroport de Marseille font appel à une entreprise de sécurité privée pour aiguiller et informer les touristes et éviter qu’ils ne se retrouvent dans les mailles des filets de transporteurs en maraude (VTC, clandestins). Le montant facturé par cette entreprise avoisine les 62 000 € par an, et est totalement assumé par les taxis.

Face à l’activité grandissante des chauffeurs clandestins, les contrôles et la verbalisation ne sont pas suffisants.

Poursuivons notre lutte contre l’intensification de ce phénomène.

Bien cordialement,

Le Président

Rachid BOUDJEMA