L'U.N.T, en quelques mots

 

Le 3 mars 2012, à la chambre de métiers et de l’artisanat du Puy-de-Dôme, plus de 70 représentants de chauffeurs de taxi et d’organisations professionnelles taxi se réunissent pour créer l’UNT, l’Union Nationale des Taxis. Leur objectif : unir la profession en faisant fi des différences pour pouvoir la défendre au mieux face aux pouvoirs publics.
 

Une seule voix

La première vocation et le principe fondateur de l’UNT est de rassembler la profession et de faire qu’elle s’exprime d’une seule voix face aux pouvoirs publics. Alain Griset, ancien Président de l'UNT, expose : "Son éclatement est préjudiciable et la fragilise. Comment serait-elle écoutée et surtout entendue si son message est brouillé alors qu’il doit être clair et unitaire ? Quelles sont les divergences entre nos fédérations ?"

Cette volonté affichée en mars 2012, lors de la création de l’UNT, est toujours présente. Du chemin a été parcouru puisqu’un an plus tard, l'ancien président de l’UNT constatait : « Notre organisation est désormais installée auprès des pouvoirs publics et de nos collègues ».

 

Mutation de la profession

L’UNT a décidé d’accepter la nécessaire évolution du métier de taxi et d’aider la profession à opérer sa profonde mutation avant qu’il ne soit trop tard : « Face à un environnement en constante évolution, le contexte économique produisant même sa brutale accélération, notre profession doit adopter des comportements nouveaux vis-à-vis d’une clientèle avertie et de plus en plus exigeante »

 

Solidarité

Enfin, l’un des objectifs de l’Union Nationale des Taxis est de retrouver une profession solidaire : « Nous devons mettre un terme aux querelles intestines entre les différentes façons dont le métier s’exerce et à l’antagonisme entre Paris et la province, toujours latent »

 

Défendre tous les taxis

Les artisans taxis ont des activités variées et n’exercent pas leur métier de la même manière s’ils travaillent en plein centre de grandes agglomérations ou dans les zones rurales. Loin de cette opposition et des clivages existants, l’UNT a choisi de défendre tous les taxis quelles que soient leurs spécificités.

« Je viens d’une grande ville, Lille, et je suis à l’écoute de tous les taxis. Si le métier est exercé de différentes manières, il reste le même et ce n’est qu’ensemble que nous pourrons le défendre durablement ». Ainsi, ses deux chevaux de bataille sont les véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC) dont la concurrence fait rage dans les grandes villes, et le transport de malades assis (TAP) qui concerne essentiellement les taxis implantés dans les zones rurales. 

« Tous ces artisans ont la même passion pour leur métier et pour le contact humain qu’il permet. Aussi, les uns et les autres ne peuvent que s’enrichir des échanges qui naissent entre eux. Le chantier est immense, mais notre patience aura raison des comportements individualistes ».
 

Une profession qui doit évoluer

« L’environnement des taxis a beaucoup évolué depuis que j’ai commencé à Lille en 1972. Les charges d’exploitation ont explosé, la circulation est devenue un handicap majeur. Dans le même temps, les moyens de transport urbains se sont multipliés, du tramway aux deux-roues motorisés en passant par le vélo. La profession doit donc évoluer pour trouver sa place dans ce nouvel univers. Nous devrions être intégrés à la chaîne des transports publics. Alors que les clients deviennent plus exigeants, nous devons redorer notre image et satisfaire à leurs attentes. La communication est donc primordiale. »