Uber entaché en Inde

LePoint.fr rapporte l’interdiction signifiée à Uber, le 8 décembre, par les autorités de New Delhi d’opérer dans la capitale indienne, après le viol présumé par un chauffeur d’une passagère de 25 ans.

Comme le rappelle le quotidien en ligne, le département des Transports de la capitale a interdit toutes les activités de services de transport par Uber  » avec effet immédiat « . La compagnie ne pourra fournir d’offre de transport dans le futur, selon le communiqué des autorités de la capitale. Cette interdiction porte un sévère coup à la réputation d’Uber, qui a fondé une partie de son marketing sur la sécurité. Ce crime intervient en outre pratiquement deux ans après un viol en réunion d’une étudiante dans un bus à New Delhi, décédée de ses blessures, qui avait suscité une vague d’indignation dans tout le pays.

Le suspect du viol perpétré vendredi 5 décembre a été arrêté le dimanche dans une ville à 150 km au sud de New Delhi. Selon les médias indiens, ce chauffeur de 32 ans avait été accusé de viol en 2011, avant d’être acquitté un an plus tard.

Lacunes

Dès dimanche, un responsable policier avait critiqué l’attitude d’Uber, indiquant que les premiers éléments de l’enquête montrent qu’aucun GPS n’avait été installé dans la voiture et qu’aucun élément n’avait été demandé sur le passé du chauffeur par la compagnie. Uber a de son côté assuré avoir respecté la réglementation en vigueur à New Delhi, assurant que la vérification du passé du chauffeur  » ne figure pas dans les programmes de transport commercial agrémenté « .

Aya ASSAS
Author: Aya ASSAS

SourceLe Point
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